Depuis que l’homme
existe, et avec lui la pyramide sociale, partout dans le monde et
sous tous les régimes, les inégalités du même nom n’ont jamais
cessé d’augmenter, du seul fait que l’imaginaire et l’industrie
d’un effectif de travailleurs (et de consommateurs) toujours plus
nombreux, profitant des progrès des sciences et des techniques,
enrichissent toujours plus la société.
Si les inégalités
sociales se creusent, c’est essentiellement dû au
fait que les êtres humains sont, avant toute croyance et autres considérations, des consommateurs. Leur demande, et partant l'offre et la richesse qu’elle génère,
ne cessent de croître. Ceci en regard du fait que le niveau zéro de cette richesse, inamovible, s'oppose à son maximum, qui n’a pas d’autres
limites que les ressources non renouvelables de la planète et
l’appétit de ceux qui les exploitent collectivement ; quelles
que soient les conditions de leur partage,
au-delà de la satisfaction des besoins de chacun, au
demeurant fort variables dès lors qu’ils ne sont pas vitaux.
Plus la pyramide
sociale croît, et elle croît incessamment depuis qu’elle existe,
du seul fait de la démographie humaine, plus grandit l’écart
entre son sommet et sa base et se creusent les inégalités de
richesse entre ses habitants. Nulle pauvreté humaine ne peut être
inférieure à celle que marque la base de la pyramide sociale, là
où règne le dénuement de la pauvreté profonde. Par contre, rien
n’entrave la croissance de la richesse de l'humanité, représentée autant par la
quantité que par la variété de produits et services dont elle est
faite, ou en d’autres termes, des biens matériels et immatériels
que le génie humain soit capable d’inventer.
En constater les
variations pour susciter les revendications des plus démunis n’y
change rien. Ceci est parfaitement vain, dès
lors que l’enseignement majeur n’en est pas tiré ou pire encore,
admis. Or cet enseignement n’est-il pas que la surpopulation
humaine est la première cause de tous les maux de notre société, à
commencer par les écarts de condition sociale qui y règnent ?
La représentation
ci-après donne une idée de ce mécanisme, la pyramide sociale
structurée en pauvres, classes moyennes et riches, dans la
relativité incontournable de leur positionnement par rapport à l’échelle
de leur richesse commune et selon des pourcentages qu’un calcul des
plus simples permet de déterminer.
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| Évolution des écarts de richesse entre catégories sociales selon la démographie |
L’application de
ces pourcentages aux populations mondiales des époques concernées –
début de notre ère et an 2 000 –, permet de visualiser non seulement ce qu’a
été globalement l’évolution dans le temps de l’écart de
richesse entre les plus pauvres et les plus riches, mais conduit au
constat (cf. schémas ci-après) que notre civilisation, par la démesure de sa croissance
démographique et de son appétit, a créé en 2 000 ans un nombre
de pauvres égal à 20 fois ce qu’était sa population totale,
toutes conditions confondues, au début de notre ère, sans compter les dommages infligés à la planète.
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| Partition de la société en nombre, par catégories sociales, en l'an 0 de notre ère |
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| Partition de la société en nombre, par catégories sociales, en l'an 2000 |
Voici ce que
semblent ignorer, ou nous cachent de brillants économistes,
préférant s’en remettre à une lutte des classes ayant partout
fait la preuve de son impuissance ; le progrès social qu’ils lui
attribuent étant en réalité le fruit de progrès scientifiques et
techniques qu’elle a toujours freinés plutôt que favorisés.
Et le tableau ci-après fournit quelques indications quant à ce que pourraient devenir les inégalités sociales dans moins d'un siècle.
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| Évolution de la population par catégories sociales, selon partition post-moderne de la société |




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