Bravo à
l’Observatoire des inégalités pour le lifting de
son site, bien que hélas, dans le respect de la pensée unique et de
la lutte des classes, rien n’ait changé concernant l’impossibilité
d’opposer un quelconque argument à des affirmations que de savants
indices et calculs, illustrés par de non moins savants graphiques,
dogmatisent. Toujours pas le moindre espace d’expression, comme il
est possible d’en trouver là où règne cette autre forme
d’égalité qu’est la liberté d’opinion (sans ignorer que la
modération puisse toujours exercer son pouvoir). Le visiteur à qui
il arrive aussi de s’interroger sur ces questions, aimerait
pourtant pouvoir parfois contribuer à une réflexion se voulant au
service d’une meilleure égalité sociale.
Ainsi des articles
n’en finissant pas de fustiger des écarts de richesses, en clouant
sommairement au pilori les plus riches, comme s’il s’agissait
d’une espèce nouvellement née, dont l’élimination devait
mettre fin aux inégalités de richesse.
Depuis que l’homme
existe – et avec lui la pyramide sociale –, partout dans le monde
et sous tous les régimes, les inégalités du même nom n’ont
jamais cessé d’augmenter, du seul fait que l’imagination et
l’industrie d’un effectif de travailleurs (et de consommateurs)
toujours plus nombreux, profitant des progrès des sciences et des
techniques, enrichissent toujours plus la société.
Si les inégalités
sociales se creusent, c’est avant toute autre considération dû au
fait que le niveau zéro de la pauvreté est inamovible contrairement
à celui de la richesse, qui n’a pas d’autres limites que les
ressources non renouvelables de la planète et l’appétit de ceux
qui les exploitent collectivement, quelles que soient les conditions
du partage des profits qui en résultent, au-delà de la satisfaction
– au demeurant très variable – des besoins fondamentaux des uns
et des autres.
Plus la pyramide
sociale croît – et elle croît incessamment depuis qu’elle
existe, du seul fait de la démographie humaine – plus grandit
l’écart entre son sommet et sa base et se creusent les inégalités
de richesse entre ses habitants. En constater les variations et les
mesurer en déciles n’y change rien. Cela revient à un exercice
intellectuel inutile, dès lors que l’enseignement majeur n’en
est pas tiré ou pire encore, admis.
Et
cet enseignement n’est-il pas que la surpopulation humaine est la
première cause de tous les maux de notre société, à commencer par
des
écarts de condition sociale qui viennent
aggraver des inégalités devant tout aux hasards de notre naissance
?
Ce
qui n’exclue pas de tenter d’y remédier, dans toute la mesure du
possible, par un humanisme tolérant
et
solidaire.
»
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Pour en permettre le suivi, seuls les commentaires signés ou sous pseudo, et rédigés en français et en anglais seront publiés après modération.