Ce que nous nommons
spiritualité – aliment au demeurant aussi nécessaire à l’homme
que l’eau et le pain – n’est que le produit de nos angoisses,
de notre superstition et de nos rêves, tel que s’en est emparé le
monothéisme pour en faire le premier instrument de l’établissement,
du développement et de la puissance du pouvoir religieux tel que
nous le connaissons de nos jours.
Après qu’il eut
conduit l’homme à cesser de dédier des pyramides au soleil ou à
d’autres divinités, ou encore à tirer des flèches en direction
des nuages pour faire taire le fracas du tonnerre, le polythéisme a
été supplanté par le monothéisme, dont la référence à des
Écritures dont la succession (hébraïques, chrétiennes puis
islamiques) et l’apparente pluralité – en voie d’érosion
– suffit à attester le caractère artificiel. Fabriquées par
l’imaginaire d’homo sapiens, relayé par ses facultés
d’expression et de communication, ces croyances s’inspirant plus
ou moins les unes les autres se sont depuis exprimées et continuent
de le faire, en se mêlant à bien d’autres plus anciennes.
S’édifiant
parallèlement sur un matérialisme qui considère l’être humain,
avant toute autre considération comme un consommateur, corrigeant
ainsi les croyances religieuses, le
pouvoir politique a néanmoins été
le premier complice du
pouvoir religieux, l’un
et l’autre étant en voie de soumission
à un pouvoir scientifique
s’affirmant chaque jour
davantage.
Et
l’homme est
le grand oublié
de cette évolution, comme
en atteste la disparition
de l’humanisme.
Voir “Pyramidologie sociale” - Papier
& Ebook :
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