Chacun
a pu constater que comme les autres grand-messes célébrées pour
conjurer le sort de la Terre et de ses habitants, “One Planet
Submit” a ignoré le fait démographique.
Comment
est-il possible que soit ainsi escamotée la cause première de tous
nos maux, qu'est notre propre surpopulation ? Et cette fois, non
contents de vivre la tête dans le sable, nos dirigeants, premiers
responsables de l’avenir de l’humanité, ont commencé par tirer
un trait sur la plus grave des erreurs commises par eux-mêmes et
leurs prédécesseurs. N’est-ce pas trop facilement oublier que les
uns et les autres ont tous et depuis toujours encouragé la
croissance incontrôlée du nombre de « consommateurs que sont
les hommes, avant toute opinion et autres considérations »
(Gaston Bouthoul) ?
Car
tous savaient, contrairement à ce que voudrait faire croire le
discours d’ouverture du Président Macron. Ci-après quelques
extraits pour rappel : « Ceux qui étaient avant nous
avaient une chance, ils pouvaient dire : “On ne savait pas”.
Et c’était vrai. Depuis une vingtaine d’années, on sait et on
sait à chaque fois un peu plus, parce qu’il y a eu les travaux
remarquables du GIEC qu’on va continuer à financer, à protéger,
les travaux d’énormément de scientifiques internationaux grâce à
qui il y a encore quelques semaines, un appel de 15 000
scientifiques [dont seulement une minorité se
montre soucieuse de démographie humaine] a été lancé quand on
était ensemble à la COP à Bonn présidée par Fidji. Maintenant,
on sait très bien. »
Nul
ne
croira
qu’un
Président de la République et ses
conseillers éclairés puissent
ignorer que de tous temps la démesure et les dangers de la
surpopulation humaine ont été dénoncés. Les Grecs anciens,
notamment, l’ont fait bien avant Malthus, et sans se limiter comme
lui
au risque alimentaire ou
au sort des plus déshérités.Un
tel déni serait-il à porter au compte de la politesse due à
l’assemblée, ou à un alignement sur tous ces pouvoirs moins
soucieux du bonheur que du nombre de ceux sur lequel ils reposent,
qu’il s’agisse de fidèles, de sujets, de citoyens, de partisans,
etc. ?
Il
est une autre hypothèse :
Et
si nos
dirigeants
ne pouvaient
plus entendre
ni
tenir
d’autres
discours que
ceux inspirés
par une
science et des techniques
déjà occupées
à autre chose ? Par
exemple, à
l’émigration vers des lieux moins inhospitaliers qu’est en train
d’achever
de le devenir notre planète ; les conséquences de siècles
d’obscurantisme,
d’imprévoyance et de gaspillage n’ayant
plus
qu’à
être
balayées
sous le tapis, avant d’aller
ailleurs commettre
les
mêmes erreurs.
Quand
Le Président Macron dit, encore dans son discours d’ouverture : « Et
le défi de notre génération, c’est d’agir, agir plus vite et
gagner cette bataille contre le temps, cette bataille contre la
fatalité, pour mettre en œuvre des actions concrètes qui vont
changer nos pays, nos sociétés, nos économies pour que nos enfants
et peut-être même nous-mêmes, nous puissions choisir notre avenir,
choisir notre planète et pas subir le réchauffement, le dérèglement
climatique, la disparition de pays vulnérables et une transformation
profonde »,
ou
dans son intervention de clôture :
« Nous
avons commencé aujourd’hui à rattraper un peu de terrain dans ce
champ de bataille, parce que des décisions concrètes sont prises,
parce que nous avons été poussés justement à prendre ces
engagements mais tout commence sur ce terrain-là. Et donc ce que je
souhaite c’est que dans les prochaines semaines et les prochains
mois nous puissions encore accélérer, que chacun cherche à avoir
le leadership de cette bataille parce qu’elle n’a besoin que de
leaders et que de jeunes leaders partout dans le monde qu’on ne
connaît pas encore et qui vont émerger et qui vont innover.
La deuxième chose, c’est que maintenant nous avons besoin de transparence et de capacité à rendre compte et donc la plateforme mise en place servira à cela. Et ensuite je souhaite que chaque année nous nous retrouvions sous ce format, avec là aussi des initiatives nouvelles, avec des compte- rendus de ce qui a été fait et de ce qui n’a pas été fait et avec un point sur nos réussites et nos échecs. Nous avons maintenant besoin chaque année d’avoir une “réunion de chantier”. Vous êtes toujours les bienvenus à Paris mais je serai toujours heureux aussi d’aller dans les pays qui souhaitent reprendre la suite de ces réunions de chantier. En tout cas, merci d’avoir été présents pour ce « One Planet Summit », merci d’avoir décidé collectivement de ne pas accepter la défaite, de refuser le fatalisme et de dire que si aujourd’hui nous avions commencé à perdre un peu de terrain dans cette bataille, nous avons décidé aujourd’hui de la gagner avec détermination, avec force, en prenant des engagements et en les tenant ! »,
La deuxième chose, c’est que maintenant nous avons besoin de transparence et de capacité à rendre compte et donc la plateforme mise en place servira à cela. Et ensuite je souhaite que chaque année nous nous retrouvions sous ce format, avec là aussi des initiatives nouvelles, avec des compte- rendus de ce qui a été fait et de ce qui n’a pas été fait et avec un point sur nos réussites et nos échecs. Nous avons maintenant besoin chaque année d’avoir une “réunion de chantier”. Vous êtes toujours les bienvenus à Paris mais je serai toujours heureux aussi d’aller dans les pays qui souhaitent reprendre la suite de ces réunions de chantier. En tout cas, merci d’avoir été présents pour ce « One Planet Summit », merci d’avoir décidé collectivement de ne pas accepter la défaite, de refuser le fatalisme et de dire que si aujourd’hui nous avions commencé à perdre un peu de terrain dans cette bataille, nous avons décidé aujourd’hui de la gagner avec détermination, avec force, en prenant des engagements et en les tenant ! »,
chacun
est en droit de se demander de quels défis il s’agit et quel
terrain a été rattrapé, alors que l’augmentation de notre
population est de 280 000 individus chaque jour, soit
annuellement près de 100 millions ou la population de la Belgique,
de la France et des Pays-bas réunis. À quoi bon réduire la
pollution, si dans le même temps le nombre de ceux qui la génèrent
par leurs besoins augmente ?
Reste
à imaginer où cela mène l'humanité. Peut-être sur Mars pour
l’élite de ses représentants, mais la multitude des autres, faite
de la grande majorité de ces onze milliards de terriens que comptera
la planète dans quelques décennies ; que deviendra-t-elle, avec ou
sans décroissance ? Est-elle condamnée, avec sa descendance, à
rester sur Terre jusqu’à ce que mort s’ensuive – dans les
pires convulsions – , avec l’aide de robots qui se
substitueront à elle pour accomplir ses ultimes tâches et lui
servir de fossoyeurs ? Une telle hypothèse semble relever de la
science-fiction la plus sombre ; pourtant, il suffit de jeter un
coup d’œil sur le tableau ci-après, extrait du “Précis de
pyramidologie sociale”* pour voir qu’elle est parfaitement
fondée.
![]() |
| Évolution de la population par catégories sociales selon la croissance démographique |
*Ouvrage
de l’auteur du présent article (dont l’ébauche a été soumise
en son temps à l’Élysée).

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