Durant
les trois derniers siècles et notamment pendant celui qui vient de
s'achever, les instaurateurs de la lutte des classes et leurs
disciples ont vainement plongé l'humanité dans une monstrueuse
aventure se soldant par des centaines de millions de victimes, y
ayant trouvé la mort ou continuant de vivre dans une misère souvent
accrue. Une telle situation et la persistance des revendications
sociales les plus élémentaires ne témoignent-elles pas de
l'aberration de cette lutte ? Ceux qui s'obstinent à cultiver
cette archaïque pensée révolutionnaire qui prône la dictature du
prolétariat, comme ceux qui les écoutent et les croient avec plus
ou moins de conviction, devraient y réfléchir. C'est d'autant plus
nécessaire et urgent que la prolifération de l'espèce humaine
aggrave chaque jour l'état de la société, au détriment premier de
ceux qui ont déjà le plus à s'en plaindre. Plus d'un milliard et
demi de pauvres profonds survivent de nos jours dans l'errance ou
dans des bidonvilles, des camps et des villages de fortune qui se
multiplient partout sur la planète.
Mais
tout se passe comme si nul n'avait encore compris, ou voulu admettre,
que les inégalités sociales que certains prétendent réduire à
défaut de pouvoir les éradiquer, croissent avec : la
population, le progrès et l'enrichissement de la société ;
ces facteurs se combinant pour animer un mécanisme inexorable, dont
l'étude de la pyramide sociale rend compte.
C'est
à sa suprême et légitime volonté d'améliorer sa condition, que
chaque homme applique les facultés dont la nature l'a très
inégalement pourvu. C'est ainsi que chacun – consommateur et/ou
producteur – contribue à un progrès profitable à tous, dans tous
les domaines. Et c'est de la sorte que la civilisation progresse,
quel que soit le frein devant être mis à la cupidité et à
l'égoïsme de certains, dans une confusion générale entre bonheur
et richesse. Le progrès,
précisément parce qu'il naît
de la volonté de
l'homme d'améliorer sa
condition, ici
et maintenant, poursuit
sa marche envers et contre tout, avec ses hauts et ses bas, ses abus
et ses insuffisances, mais
accompagné d'un
accroissement de la richesse de la société qui en est la première
expression, quelles que soient les difficultés d'un partage
équitable de cette richesse.
Alors
que chacun doit
reconnaître
au progrès et à
l'enrichissement de
la société leur caractère inéluctable tout
en réprouvant les conditions de leur partage,
l'augmentation de la
population, troisième
facteur d'accroissement
des inégalités
sociales, est
encouragée, aux
motifs qu'« il n'est
de richesse que d'homme » et que
la vie est
une force invincible.
Or, quelle
que soit la puissance de la vie, l'homme à la faculté d'y mettre un
frein, contrairement à ce qu'il en est pour les autres espèces
animales, soumises à
leur seul instinct. Y
compris quand l'amour
ou plus communément
l'intérêt s'en
mêlent,
l'être humain
a la faculté d'y
opposer la
raison.
Le
facteur démographique est
donc le
premier
– voire le seul
– sur lequel l'homme
puisse agir, sans autre
effet sur le progrès
que son ralentissement,
par réduction du
nombre de ceux qui le
servent. La
dénatalité
apparaît
en conséquence comme
le seul
moyen de
réduire, durablement
et sans violence, les
inégalités sociales et
la plupart des maux de
l'humanité qui en découlent. Sans
compter le bénéfice résultant
pour la
planète et les autres
espèces qui la peuplent,
d'une réduction du
nombre de leurs
premiers prédateurs.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Pour en permettre le suivi, seuls les commentaires signés ou sous pseudo, et rédigés en français et en anglais seront publiés après modération.