Non
à la décroissance et à la paupérisation de la société ; oui à
l'écologie par dénatalité
Contraire
au génie comme au destin de l'humanité, fondé sur le progrès, la
décroissance ne peut pas être le remède des maux dont souffre
notre société et la planète.
Déjà
exploitées comme les hydrocarbures et le charbon, ou en cours
d'évaluation comme les hydrates de méthane, les réserves d'énergie
fossile de la Terre pourront longtemps encore être mises au service
du progrès ; sans compter les améliorations à venir dans le
domaine des énergies renouvelables, ou ce que la nécessité
conduira le génie humain à inventer. L'humanité n'est donc pas
encore condamnée à la décroissance, présentée comme la seule
réponse à un épuisement de ces ressources, jugé proche alors même
qu'elles ne sont que très approximativement connues.
Par
contre, le nombre d'êtres humains, passé de 250 millions à 7
milliards en 2 000 ans croît inexorablement (200 à 250 000
individus s'y ajoutent chaque jour) et sera, au minimum, d'une
dizaine de milliards à la fin du siècle. L'humanité promet donc,
non seulement de consommer jusqu'à épuisement ces ressources
nécessairement limitées, mais de polluer la planète jusqu'à la
rendre inhabitable par la plupart des espèces, dont en premier
elle-même.
Ce
n'est donc pas la décroissance – forme de frugalité égalitariste
–, en attendant l'indigence pour tous, qui permettra à l'humanité
de satisfaire sa suprême ambition d'immortalité. Et ceci d'autant
moins qu'à contre courant d'un progrès dont il est prévisible que
l'espèce humaine refusera de se priver – Ce progrès n'est-il pas
ce qui distingue l'homme des autres espèces et en fait l'égal de
Dieu ? La perspective d'un destin de fourmis, au sein d'une pyramide
sociale aplatie à l'extrême, est fondamentalement contraire à sa
nature.
La
pérennisation de la vie sur terre, dans des conditions n'empirant
pas et pour une durée en tout état de cause limitée, est une
écologie
dénataliste,
fondée sur une réduction de la population mondiale jusqu'à une
stabilisation à un niveau raisonnable se situant à 2 ou 3 milliards
d'êtres humains. Il est en effet établi que 7 milliards d'individus
consomment le double de ce que la planète leur offre et que ce
faisant ils vivent, ou survivent, à crédit, ce qui ne saurait
durer. Voir à ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=vfV6BKDmXFQ
Dès
lors, de nombreuses questions se posent, parmi lesquelles :
-
Y a-t-il, oui ou non, une relation entre démographie et écologie au
sens large, entendue comme promotion et protection des meilleures
conditions de vie possibles sur terre, pour tous ?
-
Dans cette hypothèse, quel mal y a-t-il à aider les plus
prolifiques d'entre nous – qui se trouvent être les plus pauvres –
à pratiquer les taux de natalité des riches. ?
-
La pauvreté étant reconnue comme la cause de naissances trop
nombreuses dans certaines contrées du monde, qu'attendent les pays
riches pour y soutenir, à défaut d'une industrialisation à
laquelle ils se montrent peu enclins et qui aggraverait le cas de la
planète, des politiques familiales primant la non-naissance, plutôt
que d'assister à une prolifération suicidaire, pour tous et partout
?
-
Qui peut affirmer que l'épanouissement et le bonheur familial soit
moindre avec 2 ou 3 enfants qu'avec 8 ou 10.
-
Pour prévenir l'accusation d'égoïsme que ne manquent pas de
provoquer ces questions : où est l'égoïsme d'une écologie
dénataliste,
quand les catégories sociales favorisées y perdront une part de
leur suprématie et de leurs avantages ?
-
N'est-ce pas plutôt dans la crainte des difficultés à surmonter
(vieillissement momentané de la population avec ses conséquences,
notamment en matière de retraites et de niveau de vie) que réside
l'égoïsme ?
Sans
prétendre à l'exhaustivité, d'autres questions peuvent se poser,
comme du point de vue éthique par exemple : La non-naissance
est-elle une atteinte à la vie, et plus encore à son principe dans
ce qu'il peut avoir de sacré ? Il suffit, pour répondre que ce
n'est pas le cas, de penser aux innombrables spermatozoïdes,
graines, glands et autres semences déjà porteurs de ce principe et
pourtant exclus de leur fonction par la sélection naturelle. Est-il acceptable de naître dans la pauvreté pour non seulement
vivre ensuite dans le malheur, mais condamner, dans la grande
majorité des cas, ses propres enfants à connaître le même sort ?
Concernant l'homme, l'abstinence, le retrait ou l'usage du
préservatif, attestent en tout cas que d'innombrables êtres humains
ont échappé à leur destin – favorable comme défavorable –, sans
que cela pose trop de questions à la conscience de l'humanité.
Juridiquement
: L'homme, et plus encore la femme, peuvent-ils être privés du
droit de procréer dans la mesure de leurs désirs ? La question ne
peut être posée ainsi, pour trois raisons principales :
1°
Ils ne choisissent généralement pas, mais sont poussés par la
misère et des mœurs héritées.
2°
La dénatalité ne doit pas être imposée mais résulter d'une
éducation elle-même fruit de la volonté d'amélioration le sort du
plus grand nombre.
3°
Le taux de natalité de 2,1 à 2,2, à généraliser pour assurer le
renouvellement des générations une fois la population mondiale
stabilisée à son niveau optimum, est une moyenne n'excluant par la
famille nombreuse.
Qu'au
demeurant ceux à qui la misère d'autrui permet d'exprimer leur
compassion se rassurent, la pyramide sociale conservera, même avec
la population la plus réduite, son incontournable structure faite de
l'empilement des catégories sociales allant des plus pauvres, les
plus nombreux, aux plus riches. Faut-il le répéter, notre seule
possibilité en la matière est de choisir entre être plus ou moins
nombreux à être pauvres. Certes, eux aussi moins nombreux, les
riches continueront d'exister ; richesse et pauvreté existant l'une
par l'autre, mais ceux dont la mort des riches est l'utopie, doivent se
faire une raison ; il s'agit là d'une toute autre affaire. Il s'agit
d'inégalités sociales, ce qui n'est pas du domaine de l'écologie
dénataliste.
Bravo pour cet article. Merci d'y avoir associé Démographie Responsable qui a l'habitude d'attaques agressives contre son idée de Modestie Démographique, de la part d'autoproclamés défenseurs des pauvres. A moins qu'ils ne soient défenseurs de la pauvreté...
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