COMPTE
À REBOURS (Alan Weisman - Flammarion Déc 2013)
À
lire ABSOLUMENT.
Il
est d'autant plus malaisé de tirer de ce tour du monde des misères
de l'humanité et de celles qu'elle inflige à son environnement,
autre chose que nostalgie et résignation, que les meilleures
intentions pour y remédier sont souvent antagonistes. À défaut
d'admettre « Qu'il n'y a pas un seul problème sur la Terre qui
ne serait moins grave si nous étions moins nombreux. », « Chacun
en effet a le souvenir d'un monde qui était meilleur. Moins peuplé.
Plus agréable. Où l'on se sentait plus libre. »
Face
au foisonnement de nos maux, reste à espérer que ce livre, par les
« questions simples et de bon sens » qu'il pose en préambule :
- «
Combien d'êtres humains notre planète peut-elle contenir ... ? »
- «
Existe-t-il un moyen pacifique et moralement acceptable de convaincre
les humains de toutes les cultures, religions, nationalités, tribus
du monde, qu'il est de leur intérêt de faire moins d'enfants ? »
- «
... quelles espèces et quels processus écologiques sont essentiels
à notre survie ? »
- «
... comment concevoir ... une économie capable de prospérer sans
dépendre d'une croissance infinie ? »,
soit
suffisamment lu pour accélérer la prise de conscience de ce qu'est
la réalité de notre prolifération ainsi que la nature et l'urgence
des mesures à mettre en œuvre pour l'enrayer et stabiliser la
population mondiale à un niveau acceptable.
C'est
aussi un hommage mérité à de nombreuses ONG, ainsi qu'aux
communautés universitaires et scientifiques, qui ne doit pas faire
oublier que ces dernières ne sont pas toutes d'accord, tant sur les
bilans que sur les mesures à prendre telles qu'elles en découlent.
Il n'en demeure pas moins que leurs travaux contrastent avec
l'inertie des religions ainsi qu'avec l'absence de réactivité, –
voire l'opposition – des politiques, faisant de ceux-ci comme
de celles-là les vrais responsables de la situation dans laquelle
s'est enfoncée l'humanité au cours des derniers siècles, par leur
incapacité à accompagner le progrès.
Quoi qu'il en soit, si
contrairement à ce que peuvent faire croire leur crédulité et
leurs superstitions, leur condition n'est pas la première
préoccupation des hommes, il est grand temps qu'ils réalisent que «
La foi stupide ne peut que déplaire
à Dieu. »
(Jules Renard)
Tout
les moyens respectueux de la morale étant bons pour parvenir à la
dénatalité, ne faut-il pas craindre toutefois que le foisonnement
des faits et leur relation dans un style journalistique atteignant
les limites de la vulgarisation, puissent porter atteinte à
l'efficacité de "COMPTE À REBOURS" ? À
chacun de ceux qui partagent les préoccupations de Alan Weisman de
faire en sorte qu'il n'en soit rien.
Voilà un livre que j'ai commandé et que je vais lire sous peu et faire circuler...si je trouve quelqu'un qui veuille bien entendre l'urgence de la problématique! je suis assez pessimiste à ce sujet car les grands sujets évoqués ne sont jamais les plus importants surtout celui -ci qui n'évoque aucun lendemain qui chante et aucune solution facile, qui parle de tout ce qu'on perd, ce qu'on a perdu...il ne faut pas embêter les gens avec du désespérant et de l'urgentissime!
RépondreSupprimerChanger les mentalités? Il est plus difficile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille!
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