mardi 4 septembre 2012

La pyramide sociale et le savoir

Qu'elles soient d'ordre ethnique, religieux, politique ... pour n'évoquer que les principales causes au nom desquelles les hommes se font la guerre depuis qu'ils existent, toutes ne sont que secondaires par rapport à ce que rappelle et illustre la pyramide humaine. Elles n'en sont toutes que des reflets ou au mieux des composantes immatérielles. Les strates dans lesquelles s'inscrivent les individus à leur naissance selon leur origine, se jouent en effet – sauf exception confirmant la règle – des idées et des fantasmes que soulèvent la pensée la plus élevée comme la plus libre et défient le romantisme, la superstition, la foi, la compassion, les certitudes, des uns comme des autres. C'est en cela que dans leur réalité concrète, une croissance démographique incontrôlée et les désordres qui en découlent, toujours plus nombreux et amples, tels qu'ils caractérisent le millénaire qui commence, devraient susciter l'intérêt des sociologues, démographes, et autres économistes qui sont censés savoir de quoi ils parlent.

Et pourtant, à la manière des habitants de Pattaya qui voient chaque année leur plage rognée par les eaux qui montent inexorablement, les terriens assistent pour la plupart dans l'insouciance, sans paraître la voir ni en mesurer les conséquences – lorsqu'ils en ont conscience –, à la montée de la marée humaine. Non pas que la place manque – quitte à la céder sous la contrainte –, non pas que les ressources pour la nourrir soient irrémédiablement épuisées, mais tout simplement parce que l'accroissement de la population se fait au détriment de ceux qui ont le plus à en souffrir. C'est pourtant le nombre de ceux-ci qui augmente dans des proportions sans commune mesure avec celles concernant les couches les plus aisées de la sociétés. La grande majorité des 250 000 êtres humains supplémentaires qui naissent chaque jour va s'ajouter aux plus déshérités d'entre eux pour grossir, à la base de la pyramide, la multitude des plus touchés par les inégalités de toutes sortes. Mais la plupart des experts, probablement accaparés par le quotidien, semblent l'ignorer tout autant que le plus arriéré des habitants de la planète. Pour le vulgum pecus passe encore, mais le spécialiste peut-il continuer à se voiler la face, derrière ses chiffres, ses tableaux et ses courbes, dont il connaît au demeurant les insuffisances leur ôtant parfois toute crédibilité ? Ainsi de ces statistiques sur le chômage, la pauvreté, les inégalités (en France), dressées en l'absence de données, pourtant essentielles, relatives à l'implication des pays les plus pauvres, par le biais de flux migratoires qu'une hypocrisie dogmatique impose d'ignorer. La loi n'interdit-elle pas toute référence à l'origine, à la race ou à la religion des populations concernées par une étude ? De même pour cette opiniâtreté avec laquelle le fait démographique est absent de ces mêmes chiffres, tableaux et courbes. Ainsi encore du prisme idéologique à travers lequel de trop nombreux chercheurs voient ce qu'ils observent, quand le champ de leur curiosité n'est pas strictement conventionnel.

La pyramide du savoir serait-elle aussi abominable que la pyramide sociale ?
Contrairement à la pauvreté, la richesse n'a pas de limite et cette réalité ne vaut pas seulement pour la richesse matérielle ; elle s'applique aussi bien à la richesse intellectuelle. La pyramide des connaissances qui la symbolise le met bien en évidence. De la même manière que dans la lutte contre les inégalités de revenu, la lutte contre les inégalités de savoir devient une utopie dont personne ne semble se soucier, au-delà des questions posées par un enseignement minimum, hypocritement libérateur. Qu'une élite détienne les savoirs supérieurs et la puissance qu'ils octroient condamne le reste de l'humanité à vivre sous sa dictature. Mais qui parle des effets de ce type d'élitisme ?

vendredi 10 août 2012

Pyramide sociale, démographie et chômage

De distingués économistes débattant très récemment à la télévision, du chômage en Europe et plus particulièrement en France, n'ont évoqué à aucun moment ni d'aucune manière, au cours de leur savante discussion, le fait démographique, faisant même la sourde oreille lorsqu'un auditeur a eu l'impertinence de leur demander la raison pour laquelle cet aspect de la question n'était pas abordé, alors que chacun connaît l'incidence migratoire, et par conséquent sur l'emploi des économies concernées, de la croissance démographique des pays sous-développés.
Peut-être l'argument n'est-il pas recevable ? Alors que les experts disent pourquoi ? À moins que ce soit la démonstration du fait que les politiques ne sont pas les seuls à manquer du courage nécessaire pour aborder les vrais questions.
Toujours est-il que là encore la démographie est un sujet tabou.

Le livre La pyramide sociale - Monstrueux défi

dimanche 1 juillet 2012

La pyramide sociale et l'écologie

Le bon sens interdit de traiter d'une pyramide, quelle qu'elle soit, sans en évoquer le support ; sans faire mention de ce qui la situe dans l'espace, après l'avoir considérée dans le temps. Si ses déséquilibres internes ne dépendent en effet que de la déraison de ses occupants, ceux-ci ne sont pour rien dans ses fondations. Il n'en demeure pas moins que les secousses provoquées par les déséquilibres interne de la pyramide, comme son poids, peuvent les ébranler et compromettre la stabilité de l'ensemble.


Or nul ne peut nier que le rapport entre l'atrophie de la pyramide sociale et son poids écologique soit devenu des plus précaire et touche de plus en plus fréquemment au catastrophique, au point que parler dorénavant de croissance est non seulement révoltant d'irresponsabilité mais d'une totale incongruité, voire obscénité, si la notion fondamentale d'un contrôle démographique n'y est pas introduite avec la plus grande détermination.


D'autres l'ont dit en termes plus feutrés, respectueux de la sensiblerie d'une certaine écologie. Ainsi du rapport 2009 du Fonds des Nations Unies pour la Population :
« L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable.»
Ou de Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies (1997 - 2006) :
« Si nous continuons dans cette voie, si nous ne faisons rien pour enrayer l'accroissement de la population, nous allons en payer le prix, nous allons nous retrouver dans un monde surpeuplé. La démographie a un impact sur le développement économique, sur l'environnement et sur les ressources de la Terre qui sont limitées.»


Dans le même temps, une pétition contre le gavage des palmipèdes fournit l'exemple emblématique de la manière qu'ont les individus les mieux intentionnés de considérer un problème contre lequel ils entendent lutter, en tenant leur lorgnette par le mauvais bout, faisant ainsi le jeu de ceux qui, par stupidité ou démagogie, se gardent bien d'aller à l'essentiel. Autant que sur la pratique du gavage des palmipèdes, sinon davantage, c'est sur les consommateurs de foie gras qu'il faut agir, et à défaut de parvenir à les dissuader d'en consommer, il reste à en réduire le nombre.
Là comme ailleurs, les abus commis par les hommes sont fondamentalement liés à leur nombre puis à leur surnombre. Les super prédateurs qu'ils sont étant privés de raison, comme le démontre leur comportement dans tous les domaines – les effets du progrès qui leur est dû et de leurs inventions les plus utiles ayant systématiquement deux effets, l'un au service du bien et l'autre au service du mal, que chacun en fasse le bilan en son âme et conscience –, reste à en limiter la population, le reste suivra. Dans l'exemple qui nous occupe, n'oublions pas que le développement de la consommation de foie gras est seul en cause et que : à moins de consommateurs de foie-gras, moins d'oies et de canards à gaver, comme à moins de pilleurs des ressources de la planète, moins de pillage, à moins de gaspilleurs en tout moins de gaspillage, à moins de pollueurs moins de pollution, etc. Penser et agir autrement ne fait que soulager les bonnes consciences.


La mesure et la manière dont l'arbre cache la forêt aux yeux de l'humanité entière - de son élite à ses plus humbles représentants - appellent-elles la compassion ou l'affliction ? Le répéter inlassablement suffira-t-il à éviter la résignation au pire ?


En dépit des variations de la croissance démographique soufflant le chaud et le froid et de la sempiternelle annonce de son ralentissement, celui-ci semble en tout cas, en l'état actuel des choses, non seulement peu probable mais quasiment exclu pour de nombreuses raisons parmi lesquelles :
- La tendance observée depuis la naissance de l'espèce humaine, et plus particulièrement au cours de ses deux derniers millénaires.
- Les effets du progrès, notamment sanitaire.
- Les résultats de l'action humanitaire, encourageant les naissances et retardant la mort des plus malheureux, à défaut de les empêcher de souffrir de leur misère.
- Les conséquences dramatiques d'une inversion de la tendance en termes de vieillissement de la population et de réduction du nombre des actifs.
- L'aveuglement, l'imprévoyance et l'égoïsme des hommes, tous arcboutés sur leurs habitudes et leurs avantages acquis – pour ceux qui ont le bonheur d'en bénéficier.
- La cacophonie régnant chez la plupart des partisans d'un contrôle démographique.
- L'opposition farouche des opposants à ce dernier.
etc.

La prise de conscience de la réalités fondamentale qu'est le simple fait démographique est pourtant non seulement nécessaire, mais plus qu'urgente.
Le livre La pyramide sociale - Monstrueux défi

Schéma - La pyramide sociale et son socle





vendredi 29 juin 2012

A propos des textes d'emprunt

L'idée d'emprunter des informations et en particulier des textes, était de faciliter la lecture, par les visiteurs du présent blog, d'éléments collectés à l'occasion de recherches sur le sujet dont il traite. Mais rien n'est simple et voici à titre d'exemple la réaction d'un visiteur, dont l'ouverture d'esprit est pour le moins remarquable, pour en donner une idée (réaction reçue par email et non par commentaire) :
« L'article que vous recopiez prend pour point de référence ... Le but de cet article est objectivement de prendre la défense des riches en expliquant, d'abord que puisque les pays étrangers font du dumping fiscal, il faut les suivre, ensuite que les riches ne sont pas si riches que ça, et enfin que de toute façon taxer les riches ne sert à rien. 
Ces arguments sont faux, et je les juge moralement condamnables. En reproduisant cet article, vous lui faites de la publicité, et vous en êtes objectivement complice puisque vous n'en faites aucun commentaire. Dans ce sens, votre blog est nuisible. »

J'ai donc décidé de ne plus reproduire de textes empruntés mais d'en fournir simplement le titre, éventuellement complété d'une courte présentation, ainsi que l'adresse. Le visiteur qui voudra en savoir plus pourra de la sorte l'ouvrir à son gré.

Comment vivre à neuf milliards sur la planète ?
[à structure constante de la pyramide sociale]
Alors que la population augmente considérablement, celle-ci fait peser un poids croissant sur la planète. La démographie prend ainsi sa dimension écologique. Cette problématique fait l'objet de nombreux débats [?].

Samsung : Une expérience à méditer
Actualisation du "Meilleur des mondes" ? Fiction ou réalité prenant quotidiennement forme sous nos yeux ?
Rêve ou cauchemar ? Refus du caractère inexorable de l'abominable pyramide sociale ?
D'accord ou pas d'accord, caricaturée par le concept de secte ou caricature de la secte, l'organisation Samsung est l'exemple d'une pyramide dans la pyramide universelle, préfigurant une issue à l'abominable pyramide sociale faisant le choix de s'y positionner autrement en abandonnant à leur sort ses autres occupants, quitte à ce que dans le cas de Samsung  son empire se fissure et s'écroule un jour ; lorsque ses débouchés viendraient à lui manquer, par exemple. A moins que les sous-pyramides Samsung se complétant pour former un univers constituant un marché suffisant à toutes, dans leur diversité calculée : numérique, chimie, automobile, agro-alimentaire, bâtiment, travaux publics, construction navale, transports ferroviaire, textile, habillement, assurances, nucléaire, éducation, arts, etc. , Samsung ne parvienne à l'autarcie.
Super Fouriérisme, ou Fouriérisme "par le sommet", condamné à l'excellence pour exister et se développer ?

Les riches d'aujourd'hui sont-ils moins riches que ceux d'hier ?
Les riches d’aujourd’hui sont-ils moins riches que ceux d’hier ?

Eau, démographie et pauvreté

Les chiffres alarmants de l'accès à l'eau dans le monde.

En 2010, près de 800 millions de personnes étaient sans accès à l'eau potable dans le monde et 2,5 milliards sans installations sanitaires de base, selon les derniers rapports de l'OMS, l'Unicef, l'ONU publiés à la veille de l'ouverture du Forum mondial de l'eau.
Selon La Tribune.fr (source AFP) du 12 mars 2012

Qu'est-ce que la pauvreté ?

Que savons-nous de la pauvreté dans le monde ?

Mesurer la pauvreté
Les instruments qu'emploie la Banque mondiale pour mesurer la pauvreté dans le monde sont-ils satisfaisants? Réponse du philosophe Thomas Pogge (Columbia University, New York).

La bonne conscience de la richesse (texte de référence)

500 millions de pauvres en moins en 20 ans - Est-ce si sûr ?
La pauvreté recule considérablement en Chine et en Inde, mais ailleurs, ce n'est pas le cas. En Afrique, il y a de plus en plus de pauvres, et dans de nombreux pays, les inégalités se creusent.