Si
parmi les multiples pièges qui menacent la démocratie, le
dogmatisme, le sectarisme, le mensonge, la cupidité, la corruption, l'intolérance,
etc, sont sans cesse évoqués, avec autant d'hypocrisie que de
superfluité, il en est un dont les hommes dans leur grande majorité
ne semblent pas avoir conscience. Il est pourtant en passe de devenir
le plus redoutable, après s'être installé au su et à la vue de
tous durant des siècles, sans apparemment éveiller la méfiance de
qui que ce soit. Il s'agit de la surpopulation ; ce qui peut
expliquer que les ennemis de la démocratie se multiplient et le
soient en premier lieu au nom de la conquête ou de la défense de
leur espace vital. N'est-elle
pas l'arme fondamentale des extrémismes les plus enracinés, dont
ceux qui règnent au Moyen-Orient ne sont hélas qu'un exemple trop
parlant : «
Comme aimait à dire Yasser Arafat : La meilleure arme de
l'Organisation de libération de la Palestine, c'est l'utérus des
Palestiniennes – Plagiant Ouari Boumedienne lorsqu'il proclamait à la tribune des Nations Unies que l'Islam ferait la conquête du monde par le ventre de ses femmes – » Ou, pour ne pas être accusé de sionisme : « Les haredim
sont encore minoritaires en Israël, mais ils s'acharnent à changer
cet état de fait. Et leur tactique est simple : ils procréent. Les
familles ultra-orthodoxes comptent en moyenne près de sept enfants ;
les fratries de dix ou plus ne sont pas rares ... un quotidien de
Jerusalem cite un haredi
qui se vante d'avoir 450 descendants.» (COMPTE
À REBOURS - Alan Wiesman - Flammarion - Déc 2013)
Quels que soient notre souci du bien commun et notre soif de partage et de
justice, nous ne pouvons ignorer qu'en dépit des progrès qu'elle a
accomplis depuis, la République a été inventée à une époque ou
la population humaine, dispersée sur la planète, n'était que de
quelques dizaines de millions d'individus de toutes conditions.
Or,
même s'il suffit de deux hommes sur un même territoire pour qu'y
règne l'antagonisme, voire la discorde ou pire, leur nombre a crû
dans une telle mesure qu'il engendre dorénavant désordres, peur et
repli sur soi-même. Par la disparité des opinions qui s'y
expriment, les conflits d'intérêts qui s'y manifestent ; par la
transformation en cacophonie du moindre débat ; par une
ingouvernabilité conduisant des leaders débordés à employer tôt
ou tard la force au détriment de la raison ; par l'aggravation
qui en découle du sort des plus démunis ; par le quotient de
la part des richesses susceptible de revenir à chacun – à
commencer par les libertés, tant individuelles que collectives –,
le surnombre réduit à néant toute volonté démocratique, sauf à
viser un utopique égalitarisme dans la pauvreté généralisée.
«
Chacun a le souvenir d'un monde qui était meilleur. Moins peuplé.
Plus agréable. Où l'on se sentait plus libre. » (Alan Wiesman).
Tous les pouvoirs le savent et pourtant tous les pouvoirs ont le
culte du nombre. Nulle religion ni secte qui ne cherche à multiplier
celui de ses fidèles, nul parti ou association qui ne s'efforce de
rallier un maximum de membres ; nulle commune, région ou état qui ne
fonde sa puissance, son avenir – et accessoirement le bonheur de sa
population – sur l'importance de celle-ci.
Comme
elle est le moyen infaillible de réduire le nombre de pauvres, par
simple effet de proportions – voir à ce sujet :
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.fr/2014/04/reduire-la-pauvrete-par-la-demographie.html &
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.fr/2014/01/humanisme-contre-materialisme-pour.html),
la dénatalité apparaît dès lors comme la seule mesure propre au rétablissement de l'équilibre démographique indispensable à la restauration et à la pérennité de cette démocratie porteuse de plus de justice, de responsabilité et de solidarité, souhaitée par tous les vrais républicains.
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.fr/2014/04/reduire-la-pauvrete-par-la-demographie.html &
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.fr/2014/01/humanisme-contre-materialisme-pour.html),
la dénatalité apparaît dès lors comme la seule mesure propre au rétablissement de l'équilibre démographique indispensable à la restauration et à la pérennité de cette démocratie porteuse de plus de justice, de responsabilité et de solidarité, souhaitée par tous les vrais républicains.