Abominable pyramide sociale

« Si les hommes ont des obligations à l’égard des êtres qui ne sont pas encore ; elles ne consistent pas à leur donner l’existence, mais le bonheur ; elles ont pour objet le bien-être général de l’espèce humaine ou de la société dans laquelle ils vivent, de la famille à laquelle ils sont attachés, et non la puérile idée de charger la terre. d’êtres inutiles et malheureux » Condorcet – Pour ceux qui préfèrent les images à la lecture, voir : https://pyramidologiesociale.blogspot.fr/

dimanche 3 février 2013

Schéma - Effets du progrès et de la démographie sur la pyramide sociale


Publié par Claude Courty à 19:30 2 commentaires:
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Et nous étions 6,7 milliards à l'époque de la création de ce blog, fin 2009.

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Avertissement

Il est recommandé de ne pas s'arrêter au fait que certains titres et articles puissent sembler redondants ; c'est le signe que la réflexion avance et que les idées vont jusqu'à nécessiter leur reformulation.
Plutôt que supprimer les anciens articles concernés, l'auteur a préféré les laisser cohabiter chronologiquement avec leur dernière révision.
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Pourquoi ce blog ?

À l'aube de notre ère, la Terre était peuplée d'environ 250 millions d'êtres humains. Au début du second millénaire cette population comptait 7 milliards d’habitants, dont près de 1,5 milliard dans un état de pauvreté profonde. L'homme et le progrès dont il est l'auteur ont ainsi créé, en 20 siècles, environ 5 fois plus de miséreux qu'il y avait d'habitants de toutes conditions sur terre à une époque qui peut être considérée comme le début de son entreprise de civilisation à l'échelle planétaire.

Ce constat n'entache en rien celui selon lequel, alors que le nombre de pauvres a été multiplié par 6 – ce qui est un strict minimum, supposant que tous les êtres humains vivant en l'an 1 aient été pauvres –, la population totale, toutes conditions confondues l'a été par 28. De quoi effectivement dédramatiser, en la relativisant, la multiplication du nombre de pauvres. Mais ce qui nous intéresse ici est la pauvreté et sa progression en nombre. Ce qui est important et prioritaire n'est pas de savoir si la civilisation a créé plus de riches que de pauvres mais quels ont été ses effets sur la pauvreté. Quand bien même il n'existerait qu'une poignée de miséreux sur terre, c'est leur sort qui nous intéresse et non celui des heureux élus qui ont le bonheur d'échapper à la pauvreté. Or la réponse est indiscutable, le nombre de pauvres profonds a augmenté d'au moins un milliard et quelques centaines de millions en vingt siècles.

Quant à savoir si cette variation a connue des fluctuations ; quels en ont été les pics ou les baisses, il s'agit d'autres aspects de la question. Il suffit de réaliser qu'à un moment donné de l'histoire des hommes – en l'an 2000 – le nombre d'êtres humains atteints de misère profonde est inacceptable, même s'il est communément admis qu'il ne représente que 10 à 20% de la population totale de la planète, certains prétendant que la réalité est bien supérieure

Et la population augmente de nos jours, quotidiennement, de plus de 250 000 individus.

Face à ce constat, s'il peut paraître sensé de croire que l'accroissement de la population est porteuse de progrès, n'est-il pas permis de penser qu'il peut avoir d'autres effets ? Il est grand temps d'ouvrir les yeux, d'en débattre sérieusement et surtout d'agir avec lucidité et pragmatisme ?

La majeure partie de ces 250 000 êtres supplémentaires, qui déferlent chaque jour pour surpeupler la pyramide sociale, rejoint en effet sa base, par simple effet de proportion, et augmente d'abord la population des pauvres, ceux-ci ne pouvant donner naissance qu'à des pauvres comme eux-mêmes. S'il peut arriver qu'une infime minorité de cette progéniture s'enrichisse sa vie durant est une autre affaire.

Apprécier la mesure dans laquelle leur nombre influence le sort des hommes, tel est donc l'objet du présent blog.

Car s'il est possible aux individus qui bénéficient des effets d'un progrès matériel évident de se livrer avec un certain recul à une telle réflexion, tout se passe dans l'opacité d'une misère aggravée par une démographie galopante pour les autres. L'élite, constituée des nantis, faisant cette opinion qui dénonce la pauvreté, il est temps d'y penser autrement, à l'époque où la population du globe atteint les 8 milliards et sera supérieure à 11 au début du prochain siècle. Nul doute que ce soit d'autant plus indiqué que cette dénonciation repose sur des critères d'évaluation contestables et contestés, ignorant ou allant jusqu'à nier le rapport existant entre l'accroissement du nombre d'êtres humains et celui de la pauvreté.

Soulevant davantage de questions qu'ayant la prétention d'apporter de réponses, ce qui suit émane d'un profane, selon le terme servant aussi bien aux scientifiques qu'aux religieux à désigner ceux qui n'appartiennent pas à leurs communautés. Néanmoins curieux de sociologie et interpellé par une misère omniprésente que la démographie encourage, Candide voudrait partager les sentiments que lui inspire le croisement de ces deux disciplines. Cette ambition de partage et de vulgarisation d'idées touchant à ce qu'il considère comme l'aspect fondamental de la vie en société et de ses difficultés, pourrait-elle lui être reprochée ?

Les évidences auxquelles sa réflexion renvoie, constituent en tout cas les postulats du rééquilibrage dont la société moderne a le plus grand besoin pour parvenir à davantage de justice sociale :

- La structure pyramidale de la société humaine est non seulement inéluctable mais incontournablement assortie de sa distance – variable – entre sa base, la pauvreté, et son sommet.

- La richesse et la pauvreté sont relatives. Existant l'une par l'autre, l'éradication de l'une comme de l'autre est plus qu'une utopie, un non sens. Ce qui n'empêche pas que la pauvreté profonde puisse être éradiquée.

- Si la richesse n'a pas d'autres limites que l'ambition, sinon l'avidité, des hommes et les ressources de la planète, la misère a la sienne, qui est la limite inférieure de la condition humaine, là où elle peut descendre au niveau zéro ; à l'inexistence sociale.

- Contrairement à l'idée encore plus fausse que généralement admise, réduire la richesse augmente la pauvreté et réciproquement ... sans pour autant faire bénéficier du partage espéré ceux qui en ont le plus besoin.

Agnostique et apolitique, la simple observation d'une réalité démographique, mise en relation avec la pauvreté et les inégalités de toutes sortes, laisse à chacun la liberté d'en prendre la part qu'il jugera, en conscience, compatible avec ses propres convictions aussi bien religieuses que politiques, l'essentiel étant que les visiteurs puissent y trouver que quoi enrichir leur propre réflexion.

Que ces visiteurs, et en particulier les experts, à qui les questions abordées ici pourront sembler l'être trop maladroitement, soient remerciés de leurs contributions critiques, dont ne manquera pas de faire son profit au moins l'auteur de ce blog.


Selon Alfred Sauvy - De Maltus à Mao Tsé-Toung - Denoël 1958.

« À l'échelle internationale, les sentiments de pitié ou de solidarité humaine s'exercent plus facilement à l'égard de la maladie (ou, à la rigueur, de la famine extrême) qu'à l'égard de la pauvreté. Des secours extérieurs sont accordés pour guérir les hommes ou tout au moins pour les empêcher de mourir, mais non pour leur permettre de vivre. [... et encore moins pour leur permettre de naître dans la dignité].

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« Si nous continuons dans cette voie, si nous ne faisons rien pour enrayer l'accroissement de la population, nous allons en payer le prix, nous allons nous retrouver dans un monde surpeuplé. La démographie a un impact sur le développement économique, sur l'environnement et sur les ressources de la Terre qui sont limitées.»
Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies (1997 - 2006)
« L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable.»
Rapport 2009 du Fonds des Nations Unies pour la Population
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